Sleepy Hollow

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Sleepy HollowSuite à des meurtres répétés dans une petite ville, un inspecteur de New York doit enquêter. A la fin du XVIIIème siècle, tout le monde dans cette petite ville pense que ces assassinats sont l’oeuvre d’un cavalier sans tête.

Tim Burton revient ici en force après plusieurs années d’avance (rien de puis « Mars Attacks »). On retrouve quelques éléments de ses anciens films, et « Sleepy Hollow » est visuellement dans l’interprétation très cohérent avec les restes de la carrière du réalisateur.

On retrouve donc tout au long du film, un décor très B.D., très sombre et brumeux qui correspond parfaitement et qui a une certaine importance puisque beaucoup de scènes sont extérieures. Une ambiance qui restitue bien l’atmosphère d’un village hostile et séparé de tout.
Les acteurs sont tous plus cadavériques les uns que les autres et sont assez bons en général, Depp et Ricci en particulier. On n’oubliera pas Christopher Walken, dont le maquillage a été particulièrement réussi.

On regrètera juste un tout petit manque de profondeur des personnages, mais leur caractère, notamment celui de J. Depp compense suffisamment.
Enfin, la musique donne au film un côté lyrique et épique ; à certains moments, on voit transparaître des éléments de « Edward aux mains d’argents ».

Un film qui met donc en scène de façon admirable un monde à part ; un vrai conte, avec des personnages et une histoire bien spécifique et particulière. A voir donc impérativement…une pierre de taille dans l’edifice de Tim Burton.

« SLEEPY HOLLOW » fait partie de ses films qui ne décevront que peu de spectateurs. On peut ne pas être un fan du genre « conte légendaire ». Cependant, celui-ci a été conçu avec tellement de savoir-faire qu’on finit toujours par être conquis.

Tout a été réunis pour obtenir un film le plus complet possible : Les décors sont nombreux et impressionnants, le scénario est travaillé et les acteurs (à commencer par un J. Deep drôlissime) maîtrisent bien leurs rôles. Mais l’un des atouts essentiel du film reste sa mise en scène. Tim Burton signe là un vrai chef-d’oeuvre puisque la réalisation est à la fois rythmée et lyrique. Il enchaîne notamment les plans larges de paysages et les crimes atroces du cavalier, superbement mis en scène. On notera, d’ailleurs, la B.O. du film qui se déchaîne à chacune de ses apparitions.

« SLEEPY HOLLOW » a aussi l’avantage de cumuler les genres ; On est à la fois dans le conte, l’épouvante et le policier. Certaines séquences sont franchement drôles. La personnalité du héros fait un peu penser à celle de Roman Polansky dans « LE BAL DES VAMPIRES ». Mais on reste toujours dans un univers de B.D. cher à Tim Burton.

Il est rare de voir des films de si grande qualité dans ce genre-là. Mais le pari a été réussi pour Tim Burton qui est décidément très éclectique. Le film mérite donc vraiment d’avoir du succès.

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