Space Cowboys

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Space CowboysUn vieux satellite de communication russe est tombé en panne. Sous réserve de conséquences désastreuses, il faut le réparer, mais vu la vetusté du materiel, seul un ancien astronaute, aujourd’hui à la retraite peut le réparer. Il accepte la mission mais reforme son ancienne équipe pour partir là bas.

Cette histoire de vieux routards de l’espace aurait pu être périlleuse à l’heure où le moindre succès auprès du grand public nécessite la présence de jeunes gens beaux et en pleine forme. Heureusement, Clint Eastwood a mis tout son talent au service du film en troquant son style grave et efficace contre un style plus léger et grand public (rien que le titre a dû étonner plus d’un fan).

Une chose est sûre dans ce film, les effets comiques marchent ; malgré un début un peu long, la première partie consacrée à l’entraînement est drôle et attachante. Les personnages ont chacun une personnalité qui prête à rire et qui entraîne des situations cocasses. On voit d’ailleurs à travers eux des vieux routards du cinéma encore bourrés de talent, à commencer par l’hilarant D. Sutherland.

Mais au-delà d’un comique sans faille, le film trouve aussi son efficacité dans la précision technique dans laquelle se déroule l’action. Rien ne semble avoir été laissé au hasard. Le scénario est bourré de détails techniques intéressants (le revers de la médaille, c’est que la dernière demi-heure manque sans doute un peu de clarté). Le film nous permet de découvrir les véritables locaux de la NASA qui a, semble-t-il, activement collaboré au projet. Enfin, la deuxième partie du film a été très soignée. Certains la trouvent un peu facile et inutile, il ne s’agit en fait que de l’aboutissement du rêve des héros. On y retrouve une bonne dose d’action tout en évitant de prendre un ton trop larmoyant. C’est le principal.

Avec « Space Cowboys », C. Eastwood nous propose un divertissement sincère et de qualité. C’est sans doute l’aboutissement d’un projet qui a demandé beaucoup de travail. On s’étonne de le voir prendre un tel virage dans sa carrière de réalisateur (avec la série des « Harry », la comédie n’était pourtant pas son fort ), mais le résultat est bel et bien à la hauteur.

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