Stalingrad

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StalingradEn 1942, se décide le destin de la seconde Guerre mondiale dans la ville de Stalingrad. Alors que tout le peuple bolchevique fait front à la pression du Reich ; parmi ce peuple un tireur d’élite est hérigé en symbole, Vassili Zaitsev. Pour contrer la propagande communiste, l’Allemagne envoie son meilleur tireur pour l’abattre.

4 ans après « 7 ans au Tibet », Jean Jacques Annaud reprend du service dans ce film très romancé qui prend place dans la ville symbolique de l’URSS.
Là où JJ Annaud fait fort, c’est qu’il essaye de montrer l’importance de la propagande durant la seconde guerre mondiale. Il est vrai que c’est plutôt rare de voir traiter cet aspect, pourtant essentiel. La création du héros pour entraîner le peuple est ici appuyée par le pouvoir et nous montre son influence extrême sur tous les Russes (voir le petit Sacha) et sur les Allemands qui se doivent d’enrayer le désespoir allemand.

Malheureusement, Annaud se prend lui même dans sa propagande et nous livre un film du bon contre le méchant, la guerre ne servant que d’environnement. Jude Law, excellent, incarne le Russe modèle, protégé de Krouchtchev, de Staline et de la nation toute entière. De l’autre, l’infame vermine nazie est incarnée par Ed Harris qui arrive à adoucir le personnage. Entre les deux, la guerre va servir de pretexte à leur duel tactique. Les conditions lamentables de survie sont evoquées alors qu’elles avaient une énorme importance dans la bataille… le côté réaliste devra repasser.

Le duel est sans aucun doute le passage clé. Deux personnages qui, ne se détestant pas, doivent vaincre car toute la nation compte sur eux. Le rapport à l’adversité est plutôt bien disséqué, notamment du côté de Jude Law (doute…), car Ed Harris la joue plutôt dans le genre monolithe imperturbable. Les scènes de duel sont sans aucun doute celles qui nous apprennent le plus sur ces deux personnages principaux.

A cela est ajoutée une histoire d’amour, pour changer. Le cliché rabaché ici avec le beau soldat dans la situation de crise. Cette love story tombe en plus un petit peu comme un cheveux dans la soupe et n’apporte à proprement parler, rien à l’histoire, sinon de quoi faire pleurer dans les chaumières.

Annaud, est donc passé à côté de son sujet en ne voulant traiter que le thème du héros, sans passer par la case de la guerre et de son environnement. On a donc un film bancale qui parle de son sujet plus qu’il ne l’explore et qui s’attarde dans des longueurs qu’il aurait été possible d’éviter.

Une déception donc pour un film attendu, mais qui au final, ne fait que ressasser l’histoire du bon contre le méchant. Annaud signe un film bien que positif, malheureusement extrêmement déjà vu.

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